77 471! Non nous ne parlons pas d’euro, pas plus que du nombre de visiteurs envisagé sur l’une des journées des Tonnerres de Brest… Non, ce sont bien des repas servis à la restauration scolaire pour l’année 2011 dont il s’agit ici. Si l’on y ajoute les repas des adultes (notamment les Genêts d’or qui déjeunent « à la cantine » chaque midi) ainsi que ceux du Centre de Loisirs Sans Hébergement d’été (dit CLSH, garderie ou MEJ), nous atteignons un total de 97 941 repas servis par le service de restauration l’année passée.
Sans élément de comparaison, ce chiffre vous parlera sans doute peu, disons alors que pour ce qui concerne la restauration scolaire uniquement, le nombre de repas entre 2010 et 2011 augmente de 6,01%. Dans le même temps, le nombre d’enfants scolarisés reste stable.
Il faut savoir que proposer un service de restauration scolaire n’est pas une obligation pour une collectivité (art. L 2321-2 du code général des collectivités territoriales) cependant, cette dernière doit, dès lors qu’elle dispose d’un tel service, y accueillir tous les enfants sur demande de leurs parents, sans distinction notamment des possibilités financières dont dispose chaque famille. Elle est tenue à ce que l’on appelle le principe d’égalité. Certains édiles ont régulièrement fait fi de cette règle en fermant la porte aux enfants dont les parents sont en recherche d’emploi… Un comble!
Si ce type de décision relève de l’aberration, elle s’explique sur le plan purement administratif. C’est une façon de « vider » les structures; les cantines scolaires étant souvent « engorgées » et coûtant beaucoup aux collectivités.
Le prinicpe imposé aux villes est le suivant : le prix du repas facturé aux usagers ne doit jamais dépasser le coût de la prestation concernée. Ainsi au Relecq-Kerhuon, on atteint un prix de repas de 4,60 € auxquels il faut ajouter 1,53 € par repas représentant l’animation de la pause méridienne.
Avec des tarifs maximum de 4,62 € sur l’année pour les abonnés (à partir de septembre 2011 – 4,55 € sur la période janvier à juin 2011), vous aurez vite fait de conclure qu’en effet, le service de restauration scolaire coûte de l’argent à la collectivité. Ce ne sont pas moins de 165 630 € qui ont constitué la subvention dite d’équilibre pour l’année 2011.
Certes cette prestation représente un effort financier non négligeable mais le constat est édifiant même dans une ville comme la nôtre : dans certaines familles, le repas du midi, pris à la cantine, est le seul vrai repas pris par l’enfant. La restauration scolaire joue évidemment un rôle pédagogique d’appréhension du goût mais aussi un rôle social essentiel dans les habitudes nutritives de certaines familles.
Nous manquerions à toutes nos obligations si nous ne tirions pas un grand coup de chapeau à l’équipe de « la resto » comme ils ont eux-même pris le pli de s’appeler. Certains ont dit qu’ensemble tout devient possible, une chose est certaine, sans eux rien ne l’est!













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